philosophie
Posté le 02.07.2008 par redaction
J’ai exprimé à plusieurs reprise dans mes articles précédents, l’idée d’un principe, celui du devenir. Ce n’est pas une idée nouvelle puisqu’elle se fonde sur l’idée du progrès continu, linéaire et infini qui n’est autre que le fondement de l’idée moderne du progrès telle qu’elle fut édictée par les philosophes des Lumières.
Pour appuyer notre réflexion sur ce sujet, intéressons-nous aux fondements de ce principe de progrès pour comprendre ce qu’est, à mon sens, le principe du devenir.
La naissance de l’idée moderne de progrès :
Le premier à fonder l’idée moderne du progrès est certainement Bernard le Bouvier de Fontenelle qui édicte une idée, qui peux sembler toute simple : c’est parce que les « modernes » peuvent s’appuyer sur l’expérience des « anciens » qu’ils peuvent jeter les prémices des progrès à venir dans un processus infini (1688 in Digressions sur les anciens et les modernes). Plus tard, cette idée posée pour l’homme est élargie à l’ensemble de la (des) société(s) par l’Abbé de Saint Pierre (1737 in Observation sur le progrès continu de la raison universelle).
A cette époque, l’enjeu est de se retourner contre la religion qui est alors omnipotente, omnisciente et omniprésente, ainsi ce principe du progrès, très largement défendu par la quasi-totalité des philosophes des Lumières, ne laisse plus l’homme se perdre dans la recherche d’un paradis perdu mais le lance à la conquête d’un paradis promit, construit par lui et pour lui.
Il y a de cette idée dans le principe du devenir, c’est effectivement cette recherche perpétuelle de la meilleure condition possible pour l’Homme. Une différence, qui apparaît déjà dans la formulation du principe du devenir, c’est qu’il n’y a pas que l’Homme qui est en devenir. En effet, la société évolue, les espèces animales et végétales évoluent. Le principe du devenir s’applique à toute entité vivante ou morale susceptible d’évoluer pour atteindre une forme stable et harmonieuse, capable de répondre aux besoins des éléments qui la constituent. Cela signifie que le principe du devenir à une composante physique qui correspond à l’évolution physique que subissent les espèces vivantes pour s’adapter au milieu de vie, mais qu’il a aussi une composante métaphysique qui touche toutes les évolutions que peuvent subir nos sociétés, nos morales pour s’adapter aux nouveaux modes de vie, voir pour en créer d’autres car le principe de devenir est à la fois fonction de l’évolution et moteur du changement.
Les limites du principe de progrès :
Par mis tous les philosophes des Lumières, il en est un qui a très rapidement décelé les limites du progrès : Jean Jacques Rousseau. En effet, bien que profondément attaché à la perfectibilité de l’Homme, il a très rapidement laissé paraître l’idée que le progrès technique n’était pas synonyme de progrès de la morale ou des sociétés. Dans le même ordre d’idée, nous pouvons citer la célèbre sentence de Rabelais « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ». Malheureusement, ceci s’est très largement vérifié tout au long du XX° siècle au travers des différents conflits, et principalement des deux Guerres Mondiales, de la déchéance des systèmes communistes et capitalistes, des différentes catastrophes écologiques que nous encourons à l’heure actuelle.
Que pouvons nous faire ressortire de ces limitations ? Que le progrès n’est rien s’il n’est pas conforme au bien universel, je ne parle pas d’un bien en tant que modèle métaphysique attaché à une morale locale mais du bien qui vaut pour tous et pour tout. Un bien qui prévaut non seulement pour l’ensemble de l’humanité mais aussi pour l’ensemble des êtres vivants et pour l’ensemble des sociétés.
Différenciation entre progrès et devenir :
Au regard de l’histoire, le progrès a engendré un grand nombre de destruction, de mort, or le devenir compte une composante de vie globale. Le devenir est une évolution mais il est avant tout une promesse d’avenir et comme il se veut universel, cette promesse d’avenir s’applique à l’ensemble de la vie.
Dans mes précédents articles, j’ai affirmé que le principe du devenir faisait tendre l’humanité (et toutes les espèces, toutes les sociétés) vers une forme et une situation dans laquelle tout serait parfait, idéal. Cet idéal ne peut se réaliser sans prendre en considération l’ensemble des composantes de l’équilibre naturel c’est à dire que la moindre bactérie, le moindre insecte, l’homme le plus insignifiant mais aussi les animaux les plus gros, les hommes les plus puissants et toutes les sociétés doivent être pris en compte dans l’équation du devenir. Le progrès, quant à lui, se contente d’avancer de manière linéaire et le domaine d’application qui progresse le fait sans tenir compte des autres domaines. C’est ainsi que les progrès techniques de l’Homme se sont souvent fait au détriment de la nature, par exemple.
Les bases du devenir :
La plus ardue des problématiques de cette équation réside dans le fait que nous nous trouvons confronté à une équation égalitaire et que la moindre évolution ou intervention sur l’un des membres mets en péril l’ensemble de l’égalité et que si certains membres peuvent être variables, d’autres sont des constantes. Ainsi, si les possibilités d’évolution semblent infinies pour le vivant, les ressources naturelles elles sont en quantités limitées sur notre terre et pour permettre une survie de l’ensemble du système, il ne faut pas que les évolutions consomment plus que ce que le système peut fournir en terme de ressource.
Dès lors, pourquoi vouloir une évolution ? Parce que cela est inéluctable, l’équation est bien trop complexe pour rester figée et parce que si certains membres sont des constantes, d’autres sont des variables perpétuelles, l’évolution des espèces, les variations naturelles de l’environnement en sont, dès lors, l’évolution de l’ensemble de l’équation se doit d’évoluer.
L’Homme de par sa part active sur l’évolution de l’équation se doit de se poser et de réfléchire un instant aux conséquences de ces actes et il doit accepter que pour une certaine action dans un sens sur l’équation, il y aura une contrepartie. Ainsi, le principe du devenir n’est pas le principe de progrès continu linéaire car il faut accepter, pour que l’ensemble de l’équation augmente en stabilité et en harmonie, qu’il y est des stagnations et des récessions qui ne peuvent s’opérer que sur les éléments variables sans porter préjudices aux autres éléments (variants ou invariants). Ceci implique que la majeure partie des arrêts et des retours en arrière ne peut s’opérer que par les éléments conscients de l’équation. Le principe du devenir qui promet un avenir stable et harmonisé impose ainsi à l’Homme de, parfois, renoncer à certains conforts individuels pour que ce soit l’ensemble du système qui évolue dans le sens de l’amélioration universelle.
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Posté le 13.11.2007 par redaction
Issus d’un sujet de discussion sur un forum de Philosophie entre différents interlocuteurs (Inter) et moi même (rédaction)
Inter :
Tout d’abord, l’homme appartient à la nature, car il en est dépendant.
Rédaction :
Certes, l’homme dépend de la nature car c’est bien elle qui fournie l’abris, l’alimentation, l’energie… mais la dépendance n’est pas l’appartenance stricte dans ce contexte car la nature n’est ni plus ni moins que le milieu dans lequel évolue l’Homme or le milieu ne peut pas posséder l’individus, il n’en est que le cadre, la limite. Les moyens que se donne l’homme pourraient lui permettre d’élargir les limites de ce cadre (en faisant un peu de science-fiction nous pourrions effectivement imaginer que l’humanité quitte un jour la terre pour s’installer ailleurs), le milieu de l’homme n’est pas strictement figé du fait de la capacité de l’homme d’inventer des solutions. Par contre, je ne suis pas convaincu que cette capacité à trouver des solutions soit une bonne excuse pour continuer à maltraiter la nature.
Inter :
L’homme et la nature sont intrinsèquement liés et donc l’homme est la nature.
Rédaction :
Sur ce point, je ne peux qu’être relativement d’accord car comme je viens de le dire, la nature, le milieu fourni à l’homme ce qui lui est nécessaire pour vivre (et n’en déplaise à certain, l’industrie n’est pas encore prête à synthétiser des steack ;) ). Par contre, je ne suis pas convaincu sur le fait de dire que l’homme
est la nature, sur le principe même que la nature est le milieu de l’homme et que ce faisant ce sont deux éléments d’un ensemble plus vaste. Vue du fond de l’espace la terre peut être cet ensemble (ou le système solaire ou notre galaxie…) mais nous ne serons jamais nous même la galaxie, la terre ou même la nature. Nous serons une composante de l’élément supérieur. Dans le même ordre d’idée, nos cellules ne sont pas nous, elles sont parties de l’ensemble être humain. Partant de ce point de vue, nous pouvons considérer que l’homme et la nature sont un tout que l’on nomme l’être est possible si l’on se place d’un point de vue relatif (celui qui ne permet plus de faire la distinction entre le milieu et l’individu).
Inter :
Nous pouvons toutefois définir un état de soumission entre l’homme et la nature. Nous pouvons en quelques sorte nous appuyer sur le travail de Jean Pierre Deconchy pour dire que l’homme ne se définit qu’en opposition à la nature.
Rédaction :
Je ne pense pas que l’on puisse être aussi affirmatif ici. Certes, l’Homme et en lutte perpétuelle contre la nature (contre les éléments naturels plutôt) toutefois, cette lutte ne se place, à mon avis, que dans le soucis de perpétuation de l’espèce qui est un principe communs à tout les être vivant. Cet aspect ne peut, à mon avis, qu’être rapproché de la nécessité de s’adapté au milieu. Tout les organismes vivants s’adaptent (ou pas, au quel cas ils disparaissent) au milieu.
Les virus, les bactéries mutent génétiquement, les animaux les plus évolués ont trouvé d’autres parades (migrations, changement de pelage, hibernation…), l’homme, quant à lui, a construit des maisons, des routes, des centrales énergétiques… Tout cela découle du même principe d’adaptation au milieu.
Pourrait on dire que les ours, les oies, le virus de la grippe sont en opposition à la nature ? Non, bien entendu. La principale différence (la seule peut être même) résident dans les moyens mis en œuvre pour s’adapter. Le problème résultant de l’adaptation de l’homme et de son mode de vie est la nocivité des moyens utilisés par l’homme pour la nature et pour lui même par conséquence.
De la même manière, je ne pense pas que l’on puisse dire qu’il y est un rapport de soumission (maître – esclave) entre l’homme et la nature. Enfin, si, dans une conception moderne du rapport entre l’homme et la nature nous pouvons déceler ce rapport de force mais nous voyions bien ou cela nous même. Effectivement, le déséquilibre des forces en présence même à la destruction du milieu et donc de l’individu, nous nous sommes placé dans un état de parasite de la nature. Nous épuisons notre hôte mais à moins de pouvoir en changer, nous mourrons en même temps que lui. Le rapport normal qui devrait exister entre la nature et l’homme et un rapport de symbiose c’est à dire que la nature fournie les éléments dont l’homme à besoin en contre partie de quoi, l’homme devrait rendre à la nature ce dont elle à besoin pour continuer à vivre harmonieusement. Cela implique une prise de conscience et un inversement de la vapeur qui est, pour l’heure, loin d’être réalisé.
Inter :
Il est possible, à terme, que l’homme ayant détruit la nature, qu’il ne soit plus qu’un être hors de tout espace naturel, c’est la possibilité (in potentia) d’un homme sans la nature.
Rédaction :
Si je me place dans le cadre de la nature – milieu, cela ne peut s’entendre que dans l’acceptation de la nature comme milieu naturel de l’homme c’est à dire là où l’humanité est née car même au plus profond de l’espace, l’homme serait dans la nature. Une autre nature, un autre milieu mais toujours dans un milieu naturel.
Pour le reste, les solutions à apporter, je ne fais pas partie de ceux qui pense que la technologie nous sauvera de la fin de la nature. Les solutions de survie de la nature (de notre milieu) et donc notre propre survie ne peuvent se trouver que dans les comportement de chacun et de l’ensemble. C’est à dire que c’est chaque individu qui a la responsabilité de faire ce qui est en son pouvoir pour modifier son comportement de consommation et sa manière de vivre pour en limiter les impacts sur l’environnement. De même, c’est à l’ensemble de l’humanité de mener les actions qui tendrons à minimiser le poids de l’Homme sur son milieu. Cela passe par une réorganisation et une répartition des moyens de production, une responsabilisation au regard de maintient de l’équilibre biologique. Ce qui veut dire qu’il ne sert à rien de faire venir du charbon d’Australie pour chauffer la Défense à Paris, qu’il est totalement inutile de conduire un 4*4 en agglomération, que la plupart des emballages de nos produits alimentaires sont inutiles sauf pour le marketing, que nous n’avons pas besoin de régler nos thermostats sur 25°C dans nos maisons, qu’il est grand temps de nous pencher sérieusement sur d’autres sources d’énergie que les énergies fossiles …
Posté le 31.08.2007 par redaction
Si l’homme est un animal, son environnement est la nature et son organisation est la société. L’homme, nous l’avons évoqué dans l’article précédent ( http://redaction.centerblog.net/2542910-L-Homme ), ne peut pas vivre seul, coupé du monde de manière « infini » (c’est à dire de sa naissance à sa mort) il faut nécessairement qu’il est vécu en société pour un jour en être séparé. De nombreux exemple dans l’histoire et l’actualité montrent qu’il n’est pas évident pour les hommes de vivre en harmonie au sein de (ou d’une) société bien qu’elle en soit le refuge le plus naturel.
Pour définir ce qu’est la société, il nous faut imaginer ce qui en est la cellule élémentaire et étudier son évolution, je dirais historique. Si l’homme est incapable de vivre seul hors de la société (car même s’il naît seul dans la nature, il est pendant trop longtemps trop faible pour se nourrir et se défendre seul), la base logique de la société est ce que nous pourrions appeler la famille. C’est la famille, qui peut n’être composé éventuellement que de deux personnes mais aussi d’un groupe familiale plus étendu, qui fournit à l’être humain la protection et la répartition des taches élémentaires qu’il a a accomplir pour assurer sa survie. Dans l’histoire (pour être même plus exact, nous devrions parler de la préhistoire), rapidement, la cellule familiale ne fut plus suffisante pour satisfaire à tous les besoins des êtres humains. Si la famille pouvait satisfaire aux besoins immédiats, quotidiens, elle n’était pas apte à assurer les besoins à plus long terme. Nous assistons donc au regroupement de plusieurs cellules familiale au seins de ce que nous pouvons appeler un clan ou un village. Ce sont ces villages qui ont permis d’assurer pendant quelques temps les besoins des hommes. Il est une des caractéristiques de l’homme dont nous n’avons pas encore parler mais qui intervient désormais, sa propension a se développer au delà des capacités de son organisation. Là où la nature sélectionne les individus les plus apte à survivre, l’organisation sociétal de l’homme protège relativement efficacement même les individus les plus faible et donc le nombre d’être humain ne cesse de croître. Pour satisfaire aux besoins nouveaux et de plus en plus nombreux, les villages se sont regroupés tout comme les familles l’avaient fait pour fonder la cité puis en suivant la même logique, les cité se sont regroupés pour fonder les pays (peut être pourrions nous évoquer la notion de nation, mais nous y reviendront plus tard).
Toute ces évolutions, depuis la famille jusqu’au pays, vont dans le sens du principe de devenir que nous avons déjà évoqué (http://redaction.centerblog.net/1654015-Le-principe-du-devenir) c’est à dire dans le sens de l’amélioration perpétuelle de la condition humaine.
Nous venons de voir succinctement la genèse de la société, une question demeure cependant : cette société est elle naturelle ?
De nombreuse espèces animales vivent et se perpétuent grâce à une organisation sociétale donc ce type de regroupement des individus est naturel, de plus nous venons de voir que cette évolution vers une société construite s’inscrit dans le respect du principe du devenir qui est naturel même si nous savons que l’application du principe du devenir à l’homme nous oblige à accepter qu’une part du développement de l’homme n’est pas du à la seule nature mais aussi à sa capacité intrinsèque : la conscience et donc la raison.
Revenons à une questions de l’introduction de cet article : si la société est le refuge de l’homme alors pourquoi les guerres, les conflits, les vols, les meurtres… ?
Nous avons vu dans le premier article sur l’homme qu’il est effectivement un animal social mais que ce qui le différencie des autres animaux c’est sa capacité à la raison et son individualité. Il nous faut donc bien comprendre qu’alors que dans la nature « irraisonnée » chaque individus d’une société à son rôle propre définit de manière quasi génétique et donc immuable, chaque être humain, chaque individu, a la capacité de raisonner ( bien ou mal d’ailleurs ) et que c’est cette capacité à avoir conscience de sa condition relative aux autres individus qui lui permet de réagir par rapport à cela.
De plus, les sociétés animales dans leur grande majorité, ne permette que le travail en commun et le partage du fruit de ce travail entre chaque individu pour le bien de la société. Il est à prendre en compte que la complexification de la société humaine (des sociétés humaines devrais-je dire) et la capacité de conscience de l’homme l’a amené à créer des différences entre chaque individu. L’homme est soumis à une loi naturelle, la loi de plus fort ( http://redaction.centerblog.net/1654054-La-loi-du-plus-fort ) et lors de la construction des sociétés humaines primaires, même si elles ont été créée pour le bien de l’ensemble, cette loi s’est appliquée. Des dominants ont émergé et ont pris le pouvoir aux seins des sociétés. Dès lors, l’être humain a fait une découverte à multiple facette :le pouvoir. Dans les organisations animales (donc dépourvue de raison) les dominants sont ceux qui se reproduisent en priorité, ce sont eux qui se nourrissent en premiers mais leur pouvoir se limite à peu près à ces points, dans les sociétés humaines, les dominants ont poussé ces pouvoirs au plus loin possible c’est à dire qu’ils ont exigé que leurs soit donner la plus grande part du fruit du travail des autres individus et la société a alors dévié de son but premier de protéger et de subvenir aux besoins de chaque individu pour créer des différences entre chacun. Nous pouvons donc comprendre que les individus « faibles » ont compris ces différences et leur capacité de réflexion (de conscience) ne leur permet pas d’accepter tel quel cet état de fait. C’est ici que se trouve le fondement de presque tous les maux dont souffre la plupart des sociétés humaines. (je parle bien de la plupart des maux et de la plupart des sociétés car il existait il n’y a pas si longtemps que ça des sociétés entièrement basées sur le partage absolue et équitable des « biens »). Nous pouvons extrapoler cette réflexion individuelle de chaque individus au niveau des sociétés elles mêmes pour expliquer les premiers conflits (tel cité est sur une terre plus fertile, tel dominant possèdent plus de bien que tel autre…)
C’est ainsi que j’achève ce premier article sur la société. J’approfondirais ces réflexions et d’autres au cours des prochains articles que je consacrerais à la Société
Posté le 29.08.2007 par redaction
Et si nous commencions par nous demander quel est cet étrange animal : l’Homme.
L’homme se défini par trois aspects :
-Il est un animal social, un animal qui vit en société (nous verrons dans un autre article ce qu’est la société)
-il est un animal doué de raison
-Il a une individualité propre.
Aucun être humain ne peut être en dehors de la société. C’est à dire que c’est dans et par la société que l’Homme se défini et existe. Les fantasmes d’homme sauvage ne peuvent pas exister de manière infinie, aucun homme ne peut vivre seul sans être rattaché à la société. Les ermites et les hommes vivants isolés hors du monde (naufragés, isolés volontaires…) ne sont en dehors du monde que de manière temporaire c’est à dire qu’ils ont d’abord connu l’influence de la société avant d’en être « exclus ». Il ne peut exister d’homme demeurant hors de le société sans qu’il ait d’abord connu l’influence de la société. Pour le cas contraire, il faudrait qu’il soit naît orphelin en pleine nature sans aucun autre être humain autour de lui pour le défendre et le nourrir. Je dis bien sans aucun autre être humain autour de lui car dans le cas contraire, nous retrouverions dans cette cellule que serait ce groupe d’humain les premiers indices de sociabilisation. Il est inconcevable qu’un nouveau né survive dans de telles conditions.
L’homme n’est donc qu’un animal social, c’est l’environnement des autres Hommes qui lui permet d’être et de survivre. L’environnement de la société, pèse sur chaque homme au cours de son développement et influence son raisonnement et sa façon d’être. Tous les hommes vivants dans un même environnement social ont donc la même base de construction. Il est a noter et a prendre en compte que l’environnement social n’est pas le seul à avoir une influence sur la construction des hommes mais les autres environnements ont une influence plus macroscopique. Par exemple, l’environnement naturel a poussé (ou pousse) l’ensemble des êtres humains qui vivent à un endroit précis à s’adapter aux conditions locales, cette influence se fait donc plus au niveau de la société elle même (l’ensemble des êtres humains vivants là) qu’au niveau de l’être humain en tant qu’individu mais c’est bien la société adaptée au milieu qui influera sur l’individu.
L’organisation de la société humaine n’est pas très différentes de l’organisation des autres sociétés animal. Nous retrouvons dans chaque groupe, dans chaque corps social, dans chaque société les mêmes composantes, les mêmes fonctions principales (le corps dominant, le corps œuvrant et le corps défendant). Dans chaque composante de la société nous pouvons retrouver ces corps. L’être humain, ayant complexifié sa société en y ajoutant des aspects politiques, religieux, culturel… n’a fait que reproduire un schéma pré - existant pour le multiplier au nombre des aspects dont il estimait avoir besoin pour fonder sa propre société. (je vous demanderez de bien vouloir accepter cette affirmation de la société créée par l’homme et étant influence et garante de la survie de l’homme pour le moment, nous étudierons la société dans un prochain article ). Si l’Homme a multiplié ce schéma et donc les facettes de sa société c’est parce qu’il a une faculté « supplémentaire » par rapport aux autres animaux :il se pose des questions.
Cette faculté de s’interroger et de répondre à ces interrogations (du moins d’essayer d’y répondre) est le second aspect de la définition de l’homme : c’est un animal raisonné. Cette faculté, plus que tous autres, le différencie du reste du règne animal car c’est par cette faculté qu’il maîtrise ses instincts d’une part, qu’il maîtrise son environnement (la fameuse adaptation dont nous avons parlé un peu plus haut) d’autre part et c’est par elle qu’il se réfléchi et se positionne dans et par rapport à son environnement. Cette capacité à la réflexion et à l’analyse lui permet non plus d’être assujetti à son environnement (au sens large :ce qui l’entoure) mais effectivement de s’en affranchire, de le maîtriser et de construire à partir d’éléments simples des structures complexes (vous me direz que les araignées tissent des toiles mais elles sont génétiquement programmé pour le faire alors qu’aucun homme n’a dans ses gènes celui de la construction de pyramide ou de représentation mathématique). Même dans la simple observation des sociétés animales, aucune n’est aussi complexe que les sociétés humaines. Cette capacité à la raison et à la réflexion approfondie lui confère un statut particulier dans le règne animal : il en est partie intégrée car être vivant, mobile, expressif… mais dans le même temps il en est partie exclue car il se différencie de tout les autres animaux par cette capacité particulière.
Enfin, l’homme est un animal social mais la particularité de sa réflexion nous mène tout droit vers le troisième aspect de sa définition, il a une individualité propre. Cette individualité, est le fruit de sa raison et de sa réflexion car il est de fait capable de réfléchir sur son environnement ( donc la société dans laquelle il vit) et il est capable de se faire une opinion propre sur les différents sujets de cet environnement (depuis les aspects politiques jusqu’aux questions métaphysique). Cet aspect qui rend chaque être humain unique car libre d’aboutire à une réponse unique et originale aux questions qu’il se pose le différencie aussi bien des autres êtres humains que du reste du monde animal car il peut avoir une personnalité propre qui « l’identifie ». Il n’est donc pas l’exact réplique d’un autre et cette différence vaut aussi bien dans la société en générale que dans chaque corps de la société. Cette différence, je le précisais un peu plus haut, différencie aussi l’homme du reste du règne animal car dans les sociétés animales, les différences n’existent qu’entre les différents corps de la société (les fourmis ouvrières ne sont pas les mêmes que les fourmis guerrières et les reines sont encore différentes mais dans chaque corps, les différences sont effacées).
Je laisse volontairement cette définition en cet état pour le moment car elle sera affinée par la suite au cours d’autres articles.
Posté le 26.04.2007 par redaction
Si le corps à longtemps était considéré comme le lieux du péché, voire l’incarnation du diable il est aujourd’hui le véhicule de notre identité, de notre moi. On ne le flagelle plus pour en extirper le mal, on ne le considère plus comme n’étant que l’enveloppe de l’âme mais le corps est devenus l’être, notre être. La séparation de l’esprit (de l’âme) et du corps n’est plus formelle mais tend à disparaître. L’homme n’est plus un esprit empêtré dans un corps organique mais un tout dont la réalité physique à pris le pas sur la réalité psychique d’ailleurs si nous soignons le psychique (le mentale) c’est, aujourd’hui pour que le corps se porte bien.
Cet état de fait nous est démontré partout, sur les panneaux publicitaires, dans les magazines, au cinéma, dans la musique, dans la floraison omniprésente des salles de sport, des institut de beauté, dans les centres de relaxation. L’humanité est passé, en l’espace de quelques décennies, de l’état de corps donné à celui du corps fabriqué. Le corps imparfait est devenu une honte que la société, implicitement, montre du doigt. Combien de chanteuse montre par leur chorégraphie les mouvements effectués pour obtenir leur corps parfait ? La reconnaissance du corps est une méritocratie et chacun se doit de faire le nécessaire pour que son corps soit le plus harmonieux possible pour avoir une véritable reconnaissance sociale. La chirurgie esthétique, les séances de sport, le maquillage et les soins que chacun a chez soit sont autant de moyens mis à la disposition de tous pour faire de son corps un temple dédié à la perfection.
Le mal, une fois extirpé du corps, c’est trouvé une nouvelle forme que chacun combat chez soit. Le mal n’est plus dans le corps ; il n’est plus le corps en tant que tel, le mal est le corps disgracieux. Les cannons de beautés ont, certes, toujours existé et beaucoup évoluer au cours de l’histoire de l’humanité et on retrouve des preuves archéologiques de l’existence de crème, de soins dans de nombreuses civilisations disparues mais jamais le culte du corps n’a été aussi présent qu’aujourd’hui.
Vouloir faire de son corps un objet parfait c’est vouloir tendre vers la perfection divine ( car la perfection n’est qu’une notion de la divinité : ce qui est complètement achevé, à quoi on ne peut rien ajouter). Si Dieu à fait l’homme à son image (cette phrase de la bible s’entend dans le sens spirituel) l’Homme veut se faire, maintenant, à l’image de Dieu (au sens physique si l’on veut bien accepter que Dieu soit un être physique). La recherche de la parfaite esthétique corporelle est une nouvelle forme de religion. Une religion où le corps est Dieu. Le corps de chacun se voit attribuer une possible part divine et l’Homme doit s’attacher à la faire fructifier pour que son corps retrouve sa place et sa forme divine.
Cette nouvelle religion compte son lot d’offrande, de sacrifice et de rites sacrés. Les sommes engagés en soins, chirurgie, abonnement dans des salles de sports sont les offrandes au Dieu-corps. Les actes chirurgicaux, les souffrances dans les salles de sport en sont les sacrifices et les rites sont les régimes et finalement toutes les occasions de montré et d’admirer des corps tendant à la perfections (des corps demi-dieu). La mode devenant l’outil de création des tenues d’office.
Le défaut de cette nouvelle religion est que son Dieu réclame que l’on ne s’intéresse qu’à lui et qu’il ne fixe pour seule règle morale celle de l’acception des seuls corps parfait. Nulle règle ne fixe les limites morales auxquelles se soumettre pour accéder à une autre forme de perfection : celle de l’esprit. Seul compte ce que l’on fait pour son corps quel qu’en soit le prix (moral, physique et financier).
Est – ce que cette religion du corps sert l’intérêt de l’espèce, c’est à dire est ce que la recherche du corps parfait rentre dans le recherche du partenaire procréateur parfait ? Cela fut peut être le cas un jour mais depuis fort longtemps le jeu de la séduction est détaché du besoin de perpétuer l’espèce et il ne correspond plus aujourd’hui (et ce principalement dans nos sociétés) qu’à une recherche du plaisir, plaisir du corps. Les moyens de contraception sont parmis les outils de cette nouvelle religion qui incite l’Homme à donner du plaisir à son corps après lui avoir fait endurer mille souffrance pour le rendre parfait. L’acte sexuel est la cérémonie centrale de cette religion du corps, le Noël ou la Pâques dédié au Dieu-corps.
Cette recherche de la perfection du corps à pour but ultime de détacher l’Homme de son animalité. Par la récréation artificielle de son corps l’homme trompe ses instincts naturels. Est ce qu’une poitrine féminine siliconée sera plus nourrissante pour le bébé ? Pourtant elle semble plus attirante car plus « généreuse » qu’une poitrine naturelle. Est ce qu’un male ou une femelle lifté sera un meilleur procréateur qu’un individus plus jeune mais moins parfait ?
Enfin, par tous ces actes l’Homme cherche à figer son image dans la perfection, il cherche à nier le fait que le vieillissement, la déformation de la chaire sont des preuves de la vie. Figer son corps dans la perfection c’est nier qu’il est en vie, c’est nier la vie. La religion du corps a ce coté perfide de n’avoir pour seule finalité que la mort de la notion même du corps comme siège de la vie de l’Homme. Vouloir se montrer toujours jeunes et en « formes » c’est se montrer tel une statue mortuaire, c’est faire de son propre corps le sarcophage de l’être.
Posté le 24.04.2007 par redaction
Ce texte n’apporte pas de réponse à l’état de la société mais jette la première pierre d’une réflexion sur le fondement d’un néo-humanisme qui pourrait être salvateur pour l’Homme.
Nos dirigeants, nos hommes d’affaire et enfin chaque individu dans la société humaine applique de façon au moins implicite une seule règle, une seule loi, la seule loi qui soit universelle aussi bien pour la nature que pour la société, une loi que nous pouvons donc appelé loi naturelle :la loi du plus fort.
Qu’est ce que la loi du plus fort ? C’est la loi qui implique que c’est l’individu le plus fort, le plus puissant qui détient le pouvoir. Dans la nature, ce sera l’individu le plus fort qui dirigera le groupe et qui se reproduira. Dans ce sens il cherchera à accroître son pouvoir car la loi du plus fort se fonde sur cet accroissement du pouvoir en effet il faut au dominant prouver à chaque instant sa supériorité car, et c’est le second fondement de la loi du plus fort, dès que le dominant est remis en cause et qu’il perd un combat il perd sa place de dominant et devient un dominé.
Dans nos sociétés « hyper-socialisées » (dans le sens où le rapport à la nature n’existe que dans la prise de conscience que l’oublie de celle ci aura un coût loin d’être négligeable) la loi naturelle semble être le fondement de la réussite c’est à dire que se sont les plus forts (dans l’acceptation sociale que nous faisons ici du terme à savoir le plus puissant ou le plus riche) qui ont le plus de potentialité pour l’accroissement de leur pouvoir ou de leurs richesses. Même dans les sphères périphériques de la société ce sont les plus forts qui ont le plus de possibilité d’accroître leur « pouvoir ». Ce sont les plus forts des « caïds » qui mènent le jeu dans les banlieues et qui asservissent les plus faibles jusqu’au jour où un plus fort viendra les détrôner. Ici, la loi naturelle s’applique pratiquement dans son acception la plus basique qui soit.
Cette loi naturelle appliquée à la nature même c’est à dire à tous ce qui est hors du domaine de la société favorise la perpétuelle amélioration de l’espèce car se sont les dominants qui se reproduisent générant ainsi, de génération en génération, une sélection positive du patrimoine génétique et ainsi même les individus les plus faibles ne sont faible que parmis les plus forts, ils ont tout de même le mérite d’être issus de milliers voir de millions d’années de sélection positive.
Dans le domaine de l’humanité, cette loi s’appliquant aux sociétés les moins développées peut engendrer les mêmes effets car se sont les individus les mieux armés pour faire face aux conditions extrêmes (chaleur et sécheresse en Afrique, froid sur la banquise, environnements hostiles dans les forêts vierges…) qui ont le plus de chance de survivre et ainsi le potentiel génétique s’est transmis et se transmet toujours s’améliorant à chaque étape de la sélection naturelle. C’est ainsi qu’il est certain que, d’un point de vue physique au moins, les individus de ces sociétés les moins développées sont plus fort que les individus des sociétés les plus développées.
Dans nos sociétés développées, le rapport de force ne se fait qu’au regard des critères sociaux et la loi naturelle est corrompu dans ce sens. De fait, ce sont les systèmes sociaux qui corrompent cette loi naturelle et qui l’appliquent à leurs propre critère alors qu’il n’y a rien de moins naturel qu’une société humaine. Ainsi, les individus les plus forts de nos sociétés ne sont, peut-être, pas les plus armés physiquement mais ce sont eux qui possèdent les plus grandes valeurs des critères sociaux.
Les plus forts sont donc les individus ayant le plus de pouvoir, les plus grandes disponibilités financières. Leurs luttent ne se font que dans le sens de l’accroissement de leur pouvoir et de leurs biens (c’est le fondement de la loi naturelle) et elles ne se font qu’au détriment des individus les plus faibles (c’est la conséquence intrassèque de la loi naturelle).
Nous pointons ici le cœur de la corruption de la loi naturelle car si elle a permis tout au long de l’évolution de préserver la plupart des espèces dans la société humaine elle ne permet que l’accroissement d’un nombre infime qui ne compte même pas la totalité des individus des sociétés les plus développées. De plus l’hyper développement des individus les plus forts se fait au détriment de la nature. Le cercle du développement est le suivant :
Pour que les puissants et les riches deviennent encore plus puissant et riche il faut sans cesse produire des biens et des valeurs ce qui entraîne des consommations de matière et d’énergie et génère de la pollution. Pour que le rendement soit le plus élevé possible il faut que les matières, énergies et mains d’œuvre soient au meilleur marché possible. Pour réunire tous ces facteurs, les productions se font là où elles sont le moins chère. Ce faisant, nous supprimons des emplois partout ailleurs et ne génère aucune amélioration sur les nouveaux lieux de production car cela serait trop coûteux et serait donc contraire au principe de cette recherche d’accroissement des biens.
L’application de la loi naturelle aux sociétés humaines est donc contraire à la recherche de l’amélioration de la condition de l’espèce humaine et tout tend à le montrer. A l’heure actuelle, l’environnement n’a jamais été en si mauvais état, les pays pauvre le sont de plus en plus et dans les sociétés les plus développées l’écart entre les plus riches et les plus pauvres n’a jamais été aussi important. L’application de la loi naturelle en son sens le plus strict au sociétés humaines est en fait contraire au principe même de cette loi qui tend naturellement à l’amélioration d’une espèce.
Posté le 24.04.2007 par redaction
Chaque évolution de l’homme dans le courant de l’histoire ne s’est faite que dans le sens de l’amélioration de la condition humaine. Ceci étant d’ailleurs une redondance intrinsèque a la notion d’évolution car une évolution ne se fait que dans le sens de l’amélioration sinon il s’agit d’une récession. L’évolution de l’humanité suit un ordre naturel du devenir qui est la recherche du bien absolu. Le principe du devenir est donc définit tout d’abord par cette loi naturelle de l’amélioration de la condition ce qui sous entend que l’homme dispose de la potentialité de s’améliorer et d’améliorer sa condition.
La seconde partie de la définition du principe du devenir est le but ultime recherché par le devenir et qui est une contradiction à la fois de la définition de l’évolution et de la première partie de la définition du principe du devenir même. En effet, si le but ultime de l’évolution et de mener l’humanité à un niveau de « bien » absolu alors cela sous entend que potentiellement cet objectif peut être atteint et que, donc, arrivera le moment où toute évolution sera impossible car le « bien » ultime ayant été atteint il n’y aura plus de potentialité d’amélioration. La fin du devenir et de l’évolution de l’humanité est donc limitées par cet état de « bien » absolu qui est, alors, à la fois l’ultime limite de l’évolution et de l’humanité. De fait, si l’homme atteint ce niveau ultime de « bien », ce niveau absolu alors il ne sera plus homme mais divinité. Le principe de devenir et la notion d’évolution mènent donc irrémédiablement l’humanité à sa fin mais non pas à une fin apocalyptique mais à une fin de la définition actuelle de l’humanité, l’évolution de l’homme le pousse vers le changement de sa nature.
Nous pourrions bien entendu nous interrogé sur la véritable possibilité de voir l’humanité accéder au statut de divinité mais cela ne changerait rien à notre actuelle réflexion car même si nous acceptons que la divinité ne soit qu’une vision utopique de l’avenir possible de l’humanité (une simple hypothèse) il n’en reste pas moins que c’est tout de même vers ce but ultime que tend l’évolution. Nous pourrions utiliser un autre vocabulaire pour définir cet ultime stade du développement mais dans l’acceptation de la définition de l’être humain de la majeur partie des religions et courant de pensé seule une divinité est placée au dessus de l’homme.
Il me semble important de montrer maintenant, qu’en dehors de toute considération de quelque divinité que ce soit, dans l’oublie de la définition de l’homme comme animale vivant en société et étant doué de raison, la nature elle même poursuit le but du principe du devenir. Depuis l’avènement de la terre, et probablement depuis l’avènement de l’univers que nous connaissons la nature n’a jamais œuvrée que dans le sens de l’amélioration des espèces. En prenant en compte toutes les évolutions, toutes les disparitions et apparition d’espèce sur terre, chaque pas de la nature n’a été fait que pour garantire la persistance de la vie et l’amélioration des êtres vivants et de leur condition. La première, et la plus absolue des lois régissant cet ordre des choses étant la loi naturelle que nous appelons par ailleurs la loi du plus fort. C’est bien par cette loi, et par ses dérivatifs que chaque espèce présente à l’heure actuelle les éléments les plus aptes à vivre. Chaque être vivant sur terre, depuis la moindre bactérie, jusqu’à l’organisme le plus complexe en comptant toutes les plantes, tous les animaux, tous les insectes et l’être humain, est issus de l’évolution et est la preuve formelle de cette marche vers le bien absolu.
Il faut tout de même que nous notions maintenant la différence qui existe entre l’application du principe du devenir à la nature et son application à l’homme. Nous acceptons qu’il est dans l’ordre naturelle des choses que chaque espèce sur terre évolue et soit donc soumise au principe du devenir mais dans la nature, toute les espèces subissent les évolutions et ce fut aussi le cas de l’homme dans les première expression de son espèce. Aucun animal n’a en son pouvoir de jouer sur le court de son évolution. Et c’est bien les forces naturelles qui façonnent chaque espèce et chaque individus pour qu’il soit le plus apte à survivre. L’être humain, au contraire dispose depuis bien des générations des outils pour maîtriser son évolution et en infléchire la marche. Ces outils que sont les sciences, les technologies, les techniques sont l’expression de la seule caractéristique que nous ne partageons pas avec les autres espèces :la conscience. L’homme est la seule espèce dans le monde connu à avoir conscience de ses actes et de leurs conséquences. Nous sommes en droit de nous demander, alors pourquoi il en est ainsi. Ma réponse à cette question est que l’Homme est peut être l’une des espèce les moins aptes à faire face aux aléas de la nature mais dans le même temps c’est l’espèce dont la primo évolution l’a amené le plus loin possible et le plus rapidement possible sur le chemin du devenir l’amenant vers la conscience. Je ne crois pas en une faculté innée (en terme d’espèce et non pas d’individu) à la conscience mais plutôt en une résultante de l’évolution. L’homme a certes une potentialité originelle très grande, d’où la rapidité de l’évolution, mais c’est bien grâce à l’évolution qu’il a atteint la conscience.
La conscience que l’être humain a des évolutions de la nature, de son avenir, de son passé et de sa connaissance du monde le pousse à réagire et à créer pour faire face à la nature et aux conséquences de ces actes et c’est en cela qu’il se différencie des autres espèces. La conscience de l’homme le fait agir pour être acteur de sa propre évolution, de son propre devenir. L’être humain est donc l’applicatif direct du principe du devenir et par ce fait il a déjà parcouru une grande partie du chemin qui le mènera vers le bien absolu car il a conscience de sa propre condition et il est naturellement enclin à l’améliorer. Les écueils qui se dressent encore sur la voie de l’évolution et les moyens qui lui permettront de parvenir à l’état de bien absolu sont les sujets de la réflexion que nous mènerons pour définir ce que j’ appelle déjà ma conception du néo-humanisme.