ArcelorMittal Gandrange
Posté le 14.03.2008 par redaction
Voilà, c'est ce matin que le contre projet de l'inter syndicale CFDT/CFE-CGC est officielement présenté à la direction.
Dans les grandes lignes, ce projet prévois un investissement dans l'outil de 40 millions d'euros à quoi s'ajoute un volet de 5 millions d'euros pour la formation du personnel. De plus, le contre projet préconise un recentrement de la production sur 4 métiers contre 7 à l'heure actuelle favorisant des aciers bas de gamme ("rond à béton"...) pour consolider le fond du carnet de commande et conservant les aciers à forte valeur ajouté (forge...) pour garantir les marges. Ceci permetrait un retour à l'équilibre à l'horizon juin 2009 et le retour des bénéfices au delà de cette date.
Ce projet serait, pour la direction, moins couteux que la fermeture du site, chiffrée à 55 milions d'euro, et serait par la même occasion bien moins couteux que le projet présenté par la CGT.
Maintenant, il ne reste plus qu'une chose à faire: attendre les réactions de la direction. En effet, la balle est désormais de la camps de M Mittal. De deux chose l'une, soit la fermeture du site s'inscrit effectivement dans un projet industriel dont les tenants et aboutissements nous sont encore obscurs et dans ce cas, la décision de M Mittal est certainement irrévocable, soit le projet de la direction n'était qu'une réaction aux résultats de ce site et nous avons alors l'espoir qu'elle revienne sur sa décision.
Dans le premier cas, cela prouverait bien que nous sommes dans le domaine de la haute finance et que les emplois de Gandrange sont sacrifiés au profit des actionnaires et de la famille Mittal dont le chef s'est hissé cette année au quatrième rang des plus grosses fortunes mondiale. Ceci ne serait rien moins qu'insupportable car les déficits d'ArcelorMittal Gandrange ne sont que la conséquence des erreures managériales des directions successives et du manque d'investissement. Pour reprendre un mot de Bernard Thibault, qui était dans les murs du site ce matin :"de plus en plus de financier veulent faire du bénéfice sans consentire d'investissement dans les outils de production mais cela ne peut pas ce concevoir".
Effectivement, cela est inconcevable car pour qu'une entreprise fonctionne et soit rentable, il lui faut du "carburant" c'est à dire qu'il faut lui fournire l'énergie nécéssaire à son maintient à niveau et à son évolution et cela ne peut pas se faire gratuitement.
Il faut, aujourd'hui encore plus qu'avant, montrer à la direction notre attachement au site de Gandrange et rester mobilisé dans cette période, un peu étrange, d'attente. Et surtout, au dela des cissions des syndicats, il faut que les travailleurs de Gandrange se montrent unis pour la survie de leur usine.
--
Posté le 10.03.2008 par redaction
L’actualité de Gandrange n’est pas en berne en ce moment, la semaine dernière a vue une annonce par jour…
Tout d’abord, une rumeur de délocalisation de la production de Gandrange en destination de la Pologne, une belle info relayée par l’AFP en provenance de sources syndicales suivi d’un beau démenti. Ensuite, l’annonce d’un contre projet « indépendant » en provenance de la CGT. Enfin, l’annonce qu’un financier, Romain Zaleski, serait intéressait par le site de Gandrange.
Jouons au jeu des avantages / inconvénients.
AVANTAGES :
-on parle de nous, donc nous restons dans la mémoire du « public »
-…
INCONVENIENTS :
-a faire des annonces démenties dans la foulé on se demande qui perd de la crédibilité, la direction ou les syndicats ?
-a proposer un contre projet à une quinzaine de jour de celui étudié officiellement par le CE, la CGT décrédibilise le mouvement en marche pour tenter de sauvegarder notre site, nos emplois.
-a faire cette proposition juste avant la démission de M Zaleski, nous finnirions presque par croire que la CGT était au courant et a négocier avec cet éventuel repreneur…
Bien sur, qu’il serait bien mieux que les emplois demeurent à Gandrange mais pas à n’importe quel prix. Proposer un contre projet c’est bien car cela montre que des possibilités peuvent exister pour pérenniser notre site mais dans le même temps, il serait bon que ce projet soit un minimum réaliste, tabler sur un EBITDA de 14% alors que depuis des années, il n’est plus à deux chiffres chez nous est une belle utopie mais comme toutes les utopies n’est guère réaliste et je ne reprendrais pas ici toutes les incohérences dont est garni ce contre projet.
Lancer une rumeur de délocalisation avant de présenter son projet est une bonne idée médiatique car elle permet de préparer l’opinion qui a peur de la fuite des industries et des emplois vers l’étranger mais en même temps, il vaut mieux que cette rumeur trouve quelques fondements car, pour la peine, même nos collègues Polonais et leurs syndicats ont bien rigolé quand ils ont entendu ceci…
Enfin, favoriser la reprise du site par un financier est loin d’être la meilleur solution pour la préservation de nos emplois à long ,voir plutôt à moyen terme car n’importe quel financier qui se décide à reprendre une usine attend des bénéfices et s’il n’en obtient pas : « au revoir et merci d’être venu… » et en dehors d’un groupe comme ArcelorMittal quelles seront les opportunités de reclassement ? Malheureusement, c’est aussi cet aspect qu’il nous faut étudier avec le plus grand soin car, en cas de reprise et sans amélioration de nos résultats, nous recommencerons ce combat dans deux ou trois ans tout au plus mais, comme je viens de le dire, nous n’auront plus les opportunités de reclassement qui peuvent nous être proposé dans le groupe ArcelorMittal.
Les seules solutions de poursuite de l’activité sur le site de Gandrange doivent être trouvées au sein du groupe ArcelorMittal d’autant que dans le contexte de l’acier actuel, une usine isolée n’a pas beaucoup de chance de pouvoir peser sur le marché.
Posté le 09.02.2008 par redaction
D'abord, un grand merci à tous d'être venu défendre vos emplois, nos emplois en cette belle après midi ensoleillée.
Cette action est une réussite par la présence de chacun et chacune, la présence des élus, la présence des riverains, la présence des médias qui sont notre relais, notre arme pour nous faire entendre au dela des clotures de notre usine.
Un grand merci aux anciens qui sont venu nombreux nous apporter leur soutient et nous montrer à quel point ils sont encore attachés à cette usine et à nos emplois. Bien entendu les allusion faites au fait que nous n'allons pas laisser les anciens nous diriger ne leurs étaient pas destinées mais elles visaient bien d'ancien dirigeant qui manoeuvre plus par soucis de ce remettre en selle que pour vraiment prendre notre défense.
Bien entendu, nous avons et nous aurons besoin de tous les soutients dans cette lutte mais en aucun cas il ne faut que ces soutients aillent en contre sens de ce qui serait le mieux pour notre avenir et en aucun cas il ne faut que nous marchions en ordre dispersé. Plus que jamais nous devons montrer un seul et unique front à notre direction et ne pas nous laisser charmer par le chant mélodieu de sirène utopique.
Pour Gandrange nous devons nous battre unis comme un seul homme.
Posté le 05.02.2008 par redaction
De la parole aux actes il y a un pas qui n’ai pas si facile que ça à franchir. Certes, la visite de Nicolas Sarkozy nous a fait du bien car selon montre, pour un instant, l’intérêt que les politiques nous portent mais les promesses que le Président de la République a formulé, ne sont pas encore tenue. Je m’explique :
-avant qu’un état ne puisse investire dans une entreprise privée, il faut l’accord de l’Europe or, les règles européennes interdisent ce genre d’investissement au nom de la libre concurrence des entreprises. De plus, le traité de Lisbonne renforcera ces règles. Vous savez ce qu’est le traité de Lisbonne ? C’est ce fameux « traité simplifié » que Nicolas Sarkozy fait passer par voie parlementaire, plutôt que par référendum, et qui, en 2005, s’appelait un projet de constitution européenne pour lequel les français avaient voté NON.
-par quel Miracle, l’état trouvera t’il l’argent nécessaire pour investire dans notre usine alors que Nicolas Sarkozy nous répète depuis déjà quelques temps que les caisses sont vide ?
-un dernier point, tout a fait subjectif : comment faut il interpréter se changement d’idéologie de notre Président de la République qui était, il n’y a pas si longtemps, un chantre du libéralisme et qui soudainement prône un interventionnisme digne de Colbert ou des grandes années du Socialisme. Surtout, nous devons garder en mémoire que M Sarkozy avait promis la fin des quotas de pêche à nos marins pécheurs mais qu’il est revenu sur cette promesse depuis.
Enfin, Nicolas Sarkozy a parlé hier d’une éventuelle poursuite des activités avec un repreneur, il faut étudier toutes les solutions mais avant de se réjouir d’une alternative, il faut prendre en considération toutes les conséquences et par mis celles ci, il faut considérer les opportunités de reclassement. Sans « tuer » dès aujourd’hui notre usine, si un futur repreneur décide de fermer le site dans deux, trois ou même dix ans, qu’elles seront nos chances de reclassement et seront elles aussi acceptable que celle qui pourraient nous être proposé maintenant. Le groupe ArcelorMittal possède d’assez nombreux sites de production dans un périmètre assez restreint et nous pouvons espérer un reclassement qui ne nous contraigne pas à nous « délocaliser » ne serait ce que dans une autre région de France, ceci est loin d’être une certitude avec un autre repreneur.
Il en découle que Gandrange doit vivre mais que Gandrange doit vivre au sein d’ArcelorMittal pour que nous ayons un maximum de garantie pour nos avenirs et si la décision de M Mittal de se séparer de Gandrange s’avère irrévocable, alors peut être sera t’il préférable de partir de notre usine pour intégrer un autre site du groupe ArcelorMittal que de quitter le groupe en tournant le dos a ses opportunitées.
D’ici là, nous devons continuer à nous battre pour qu’ ArcelorMittal Gandrange vive au sein du groupe ArcelorMittal.
Rendez vous le Samedi 9 Février pour une grande journée d’action populaire
Posté le 25.01.2008 par redaction
La journée d’action d’hier (24 janvier 2008) fut une belle réussite.
Tout d’abord parce qu’elle a réunis des personnes de tous les horizons. Non seulement, il y avait des employés d’ArcelorMittal Gandrange mais aussi des collègues Luxembourgeois, une délégation Roumaine, des agents de la sous-traitance et des élus de Moselle. Ceci montre aux dirigeants du groupe ArcelorMittal que nous ne sommes pas prêt à accepter la mort de notre usine sans nous battre et que nous avons le soutient des personnes avec qui nous travaillons et de l’environnement de notre site.
Ensuite parce que, à l’issus de l’entrevue entre notre délégation et quelques membres de la direction de notre branche (Long Carbon Europe -LCE -), la direction nous a accorder un petit sursis pour élaborer et présenter un contre projet industriel.
Par contre, il y a tout de même quelques ombres au tableau.
Notre délégation a rencontré un industriel et deux personnes des ressources humaines. Quel est la signification de cette configuration ? Il n’y a que deux interprétations possible :
- Soit les personnes de la DRH étaient là pour nous rassurer quant aux possibilités de reclassement
- Soit elles étaient là pour montrer que l’issus de ce projet de la direction ne pourrait être autre que celui déjà décidé et que les seules négociations possible seraient sur les reclassements et l’accompagnement des « bénéficiaires » du plan de restructuration.
La seconde ombre que je vois, est le ton et les termes qu’a utilisée Mme Lagarde pour décrire, d’une manière très romanesque, l’énorme sacrifice de M Mittal pour notre site. Rendez vous compte, pour un franc, il a racheté une usine condamnée, il a investi (un peu) pour viabiliser cette usine, il a créer de l’emploi ( pas suffisamment tout de même pour permettre un bon transfert des compétences entre les « anciens » et les « nouveaux » ), il a mené une politique sociale exemplaire … et aujourd’hui, malgré tous ces efforts, l’usine n’est pas rentable alors, vous devriez comprendre qu’il ne puisse plus supporter la charge que représente le site de Gandrange…
L’issus de cette période
DOIT être une viabilisation du site de Gandrange avec tous ses emplois, les erreurs passées ne doivent pas compromettre davantage la pérennité de notre usine et nous n’avons pas, nous qui vivons par cette usine, a supporter les erreurs de management de ceux qui, aujourd’hui, nous condamnent ! Le coût de cette viabilisation ne représenterais que moins de 20% de ce que la famille Mittal a touché comme dividende cette année (et je ne parle pas de la somme colossale que l’ensemble des actionnaires du groupe a touché…).
Un dernier point, un des arguments pour la fermeture du site de Gandrange est le coût de la ferraille, qui est certes élevé, mais dans un avenir proche, ce sont les quotas de CO2 qui seront élevés alors M Mittal trouvera, sans doute, le coût des haut- fourneaux d’Hayange insupportable et se seront, dès lors, les personnes reclassées de Gandrange qui subiront un nouveau plan de restructuration…
Quoi qu’il en soit, le combat doit continuer, le combat continu et nous nous donnons rendez vous le 9 Février pour une nouvelle journée d’action.
Posté le 25.01.2008 par redaction
Le cortège (enfin, un détail...)
Posté le 25.01.2008 par redaction
Soutient de la soustraitance
Posté le 25.01.2008 par redaction
Posté le 25.01.2008 par redaction
Posté le 25.01.2008 par redaction
OGB-L et LCGB: nos collègues Luxembourgeois avec nous.