Ce qui devait arriver arriva... une publicité pour une companie aérienne utilise l'image de notre rock star de Président de la République et de son amour du moment.
Qu'elle m'a fait rire ce matin, cette pub lorsque je l'ai vu notre Carla à laquelle on fait dire que grace à des tarifs aussi bas, toute sa famille et tous ses amis pourront assister à son mariage.
Par contre si l'on met un peu de coté l'aspect humoristique de cette publicité, notre Président de la République peu se vanter d'avoir fait tomber la fonction suprême de l'état bien bas.
Ne fallait'il pas s'y attendre? Bien sur que si. Personne ne peut jouer avec son image et les médias sans risquer de se voir détourner. L'Elysée peut porter plainte, le mal est fait, mais qui est réellement en cause?
-La compagnie aérienne qui a utilisé une image publique d'une personne qui se montre ainsi volontairement?
-Le journal le Parisien qui a permis la diffusion de cette publicité?
-M Sarkozy qui depuis bien avant la campagne Présidentielle utilise son image privée à des fins publique?
La companie aérienne n'aurait certainement pas due utiliser cette image qui, quoi qu'il en soit reste la propriété de son auteur et de la personne qui y figure à moins que celle ci est cédé c'est droit dessus (c'est la loi du droit à l'image ) mais si cette image est déjà parue et que personne n'a porté plainte contre son utilisation, je ne vois pas de quel droit on pourrait empécher sont utilisation même à des fins publicitaire.
Le Parisien aurait pu exercer un droit de reserve sur cette publicité.
M Sarkozy pourrait peut être ne plus faire de peoplitique.
L'omniprésence des membres du gouvernement sur le devant de la scène médiatque, banalise leur fonction et leurs actions à un tel point qu'il n'est plus vraiment possible de savoir si nous les voyions dans le cadre de leur mission pour la République ou s'ils apparraissent seulement pour occuper le térrain médiatique et faire parler d'eux sans que cela ait un rapport avec l'action du gouvernement. Il est bien plus aisé de montrer Rachida Dati en robe Dior ou Channel à la une de tabloïde que de la montrer devant un tribunal "restructuré" par sa réforme, l'image est infiniment plus flateuse dans le premier cas.
La médiatisation à outrance de M Sarkozy ne pouvait pas entrainer d'autre conséquence que celle dont nous sommes aukourd'hui les témoins. La faute n'en incombe qu'à l'interréssé qui, à force de montrer son image et de l'utiliser, aurait du prévoir cette conséquence. Il est navrant qu'après avoir usé et abusé de cet emplois des médias il s'insurge aujourd'hui contre cela en feignant de ne pas comprendre qu'on le harcèle sur sa vie privé et que l'on utilise de manière détourné son image. Il aurait du savoir, car cela se produit tous les jours pour les "people" que l'on finit toujours pas perdre le contrôle de ce magnifique jouet que sont les médias.
A défaut de voir l'action de la "politique de civilisation" pronée par M Sarkozy, nous venons d'assister à la naissance de la politique "low cost".
Bienvenu dans l'ère de la "Ryan politique"
La journée d’action d’hier (24 janvier 2008) fut une belle réussite.
Tout d’abord parce qu’elle a réunis des personnes de tous les horizons. Non seulement, il y avait des employés d’ArcelorMittal Gandrange mais aussi des collègues Luxembourgeois, une délégation Roumaine, des agents de la sous-traitance et des élus de Moselle. Ceci montre aux dirigeants du groupe ArcelorMittal que nous ne sommes pas prêt à accepter la mort de notre usine sans nous battre et que nous avons le soutient des personnes avec qui nous travaillons et de l’environnement de notre site.
Ensuite parce que, à l’issus de l’entrevue entre notre délégation et quelques membres de la direction de notre branche (Long Carbon Europe -LCE -), la direction nous a accorder un petit sursis pour élaborer et présenter un contre projet industriel.
Par contre, il y a tout de même quelques ombres au tableau.
Notre délégation a rencontré un industriel et deux personnes des ressources humaines. Quel est la signification de cette configuration ? Il n’y a que deux interprétations possible :
- Soit les personnes de la DRH étaient là pour nous rassurer quant aux possibilités de reclassement
- Soit elles étaient là pour montrer que l’issus de ce projet de la direction ne pourrait être autre que celui déjà décidé et que les seules négociations possible seraient sur les reclassements et l’accompagnement des « bénéficiaires » du plan de restructuration.
La seconde ombre que je vois, est le ton et les termes qu’a utilisée Mme Lagarde pour décrire, d’une manière très romanesque, l’énorme sacrifice de M Mittal pour notre site. Rendez vous compte, pour un franc, il a racheté une usine condamnée, il a investi (un peu) pour viabiliser cette usine, il a créer de l’emploi ( pas suffisamment tout de même pour permettre un bon transfert des compétences entre les « anciens » et les « nouveaux » ), il a mené une politique sociale exemplaire … et aujourd’hui, malgré tous ces efforts, l’usine n’est pas rentable alors, vous devriez comprendre qu’il ne puisse plus supporter la charge que représente le site de Gandrange…
L’issus de cette période
DOIT être une viabilisation du site de Gandrange avec tous ses emplois, les erreurs passées ne doivent pas compromettre davantage la pérennité de notre usine et nous n’avons pas, nous qui vivons par cette usine, a supporter les erreurs de management de ceux qui, aujourd’hui, nous condamnent ! Le coût de cette viabilisation ne représenterais que moins de 20% de ce que la famille Mittal a touché comme dividende cette année (et je ne parle pas de la somme colossale que l’ensemble des actionnaires du groupe a touché…).
Un dernier point, un des arguments pour la fermeture du site de Gandrange est le coût de la ferraille, qui est certes élevé, mais dans un avenir proche, ce sont les quotas de CO2 qui seront élevés alors M Mittal trouvera, sans doute, le coût des haut- fourneaux d’Hayange insupportable et se seront, dès lors, les personnes reclassées de Gandrange qui subiront un nouveau plan de restructuration…
Quoi qu’il en soit, le combat doit continuer, le combat continu et nous nous donnons rendez vous le 9 Février pour une nouvelle journée d’action.