Posté le 27.06.2008 par redaction
Je suis allé d’occident en orient ; des régions australes à celles septentrionales, et j’ai vu.
Des déserts blancs
Et sables
Des forêts blasées,
Des zones inhospitalières encombrées.
M’entend-tu ?
Nous nous sommes rendus sourd.
M’entend-tu ?
Nous nous sommes rendus sourd.
M’entend-tu ?
Nous nous sommes rendus sourd.
M’entend-tu ?
Nous nous sommes rendus sourd.
L’orient fait des yeux doux à l’occident mais lui envois des fragments d’enfer.
L’occident riposte.
Le sud ne s’en remet pas.
Le Nord s’épuise en excuse dans un souffle, celui que l’on rend.
Je suis allé d’occident en orient, des régions australes aux septentrionales et j’ai vu.
Des cactus hérissés.
Des magnolias en fleurs.
Des jasmins enivrants.
Curcumas bleus.
--
Posté le 27.06.2008 par redaction
Les rois de la terre se sont déchu. Se sont retournés contre le serpent créateur de leur mythologie. Ont essayé de se hisser au niveau des dieux, des olympes, des nirvanas avec un échafaudage de plan sans aplomb, se sont dressés jusqu’à la cime des arbres mais sont tombés et ne se relèvent pas.
Ils ont perdu la foi.
Ils n’ont plus foi qu’en eux, mais ne s’estiment plus.
Ils ont perdu la foi
Ils restent au sol.
M’entendez-vous ?
Ils sont devenus sourds.
M’entendez-vous ?
Ils sont devenus sourds.
L’un se redressera et regardera la terre nue, il sentira le soleil ardent, il entendra le souffle et lui dira qu’il regrette.
Lui dira qu’il projette.
Il voudra se lever et le souffle le portera, le protègera des morsures des insectes et lui dira :
Va !
Va !
Va !
Va et questionne-moi.
Va et réfléchis-moi, lumière
Lumière.
Posté le 27.06.2008 par redaction
Et l’être né.
Et l’être est.
Je ne suis plus une complainte, comblé que je suis de tant de bonheur mais je ressens, plus sourde encore, la douleur de la colère froide et de la peur brûlante de ce que nous allons laisser.
Laisser.
Laisser.
Lasser.
Blesser.
Et on adore et on endort ma conscience à grand renfort de pop et de star et de vie publique.
Mais on va se réveiller.
Réveille !
Moi/d’accord/qui est ce/que/laisse/je vais/oui mais/arrête/danse/petite fille/je…
Suis-je né ?
Suis-je nié ?
Mais l’être né.
Mais l’être est.
Et pour un instant, un instant seulement, j’oublis le bruit et je me réfugie chez sa mère…
Je vogue.
Je dérive.
Je plane et je survole les étendus limpides sur les ailles du vent du soir levant.
Mais je me réveille.
Posté le 27.06.2008 par redaction
Nous ne pouvons plus reculer
Nous ne pouvons qu’avancer
Car nous avons délaissé
Celui qui était notre allié
Celui qui pouvait nous porter
Celui qui pouvait nous rattraper
Posté le 02.06.2008 par redaction
Je vais commencer par un petit éclaircissement :
je suis pour la défense de l'environnement
dans le courant de la semaine dernière, j'ai reçu une belle enveloppe de l'agence de l'eau contenant un beau prospectus d'information sur les enjeux de la preservation du milieu naturel, la répartition des recettes liées aux factures d'eau que chacun paye et bien d'autres choses fortement interressantes. Avec ce document, il y avait un questionnaire, un sondage sur mon sentiment par rapport à la preservation de l'environnement, des cours d'eau, la consommation d'énergie...
Dans ce questionnaire, deux questions m'ont mis hors de moi...
(je résume...)
-seriez vous prèt à accepter une augmentation de 2 à 3%
par an de votre facture d'eau pour preserver les cours d'eau?
-seriez vous prèt à accepter une augmentation de vos factures d'énergie pour aider à trouver de nouveaux moyen (propre) de production de l'energie?
Ces deux questions étaient enrobées d'un texte visant à faire culpabiliser ceux qui répondraient par la négative, ce texte expliquait rapidement, que sans entretien, les cours d'eau finiraient par mourir et que donc, pour l'environnement et pour chacun de nous, il faut s'occuper de ces milieux naturels, que nos moyens de production de l'energie ont un impact significatif sur l'environnement et qu'il faut que chacun fasse un effort pour permettre d'amoidrire cet impact.
Bien sur, que j'en suis conscient, bien sur qu'en soit, je suis prèt à consentir un effort pour sauvegarder l'environnment, bien sur que déjà maintenant, je fais tous ce que je peux pour consommer le moins possible d'énergie, pour avoir un impact minimum sur l'environnment (vous ne trouverez pas un produit chimique dans mon jardin, je desherbe à la main et je composte mes déchets pour amander la terre...) mais là où je ne suis pas d'accord, c'est que l'on me demande de supporter le coûts de l'entretien de la nature ou de la recherche de nouvelle energie ou de nouveaux moyens de production de cette energie.
Il me semble que les benefices engrangés par VEOLIA, SUEZ, GDF, EDF... devraient bien plus largement être réinvestis dans la recherche et l'environnment que dans la rénumération des actionnaires et des grands patrons. Je ne suis pas convaincu, qu'il faille encore augmenter les factures des petits consommateurs pour payer la facture environnmentale. Si chacun d'entre nous porte sa part de responsabilité dans la survie de l'environnement, je pense qu'au regard du pouvoir d'achat des français, de l'augmentation du coût de l'energie (due à l'heure actuelle à une bulle spéculative sur le cour du pétrole par les même compagnies et financiers qui sont à l'origine de la crise des sub primes ) les sociétés qui nous fournissent l'énergie et l'eau devraient d'abord penser à redistribuer les recettes plutôt que de penser à les augmenter et à en faire supporter le poids à une population pessimiste qu'en à ses opportunités de survie financière
Posté le 08.04.2008 par redaction
* 400 000€ de policier et de dispositif le long du parcourt et tous ce petit monde directement sous les ordres des organisateurs chinois.
* Des petits drapeaux Tibétain confisqués:
et moi qui croyait qu'en France nous étions libre d'exprimer notre opinion... N'est ce pas ce que l'on appel la liberté d'expression?
* Des porteurs de la flamme contraint de retirer leur, Ô combien perversif, badge "pour un monde meilleur" pour pouvoir descendre du bus d'accompagnement:
et moi qui croyait qu'en France nous étions libre d'exprimer notre opinion... N'est ce pas ce que l'on appel la liberté d'expression?
Si nos dirigeants, nos financiers, nos cadres sportifs sont incapables de se positionner clairement et définitivement sur le Boycott des JO de Pékin, alors peut être que l'initiative doit venir de la masse car jusqu'à preuve du contraire, rien ni personne ne pourra nous contraindre à regarder les images que les médias diffuseront.
Les épreuves sportives auront lieu, un public sera présent dans les stades mais si personne ne suit les retransmissions officielles alors le coup porté ne sera pas négligeable.
Pour les accros du sport, rendez vous dans vos stades de quartier et pratiquez un sport, cela vous sera bien moins nocif (à tous les point de vu) que de vous gaver de bière et de chips devant les images approuvées par la censure chinoise.
Bon, puisque l'Olympisme ne devrait pas être qu'une histoire de politique et de gros sous, voici l'Hymne des JO; et petit peu d'histoire: Un hymne olympique composé par Spyros Samaras (musique) et Kostis Palamas (paroles) fut joué pour la première fois lors des Jeux de la Ie Olympiade à Athènes en 1896
Posté le 14.03.2008 par redaction
Voilà, c'est ce matin que le contre projet de l'inter syndicale CFDT/CFE-CGC est officielement présenté à la direction.
Dans les grandes lignes, ce projet prévois un investissement dans l'outil de 40 millions d'euros à quoi s'ajoute un volet de 5 millions d'euros pour la formation du personnel. De plus, le contre projet préconise un recentrement de la production sur 4 métiers contre 7 à l'heure actuelle favorisant des aciers bas de gamme ("rond à béton"...) pour consolider le fond du carnet de commande et conservant les aciers à forte valeur ajouté (forge...) pour garantir les marges. Ceci permetrait un retour à l'équilibre à l'horizon juin 2009 et le retour des bénéfices au delà de cette date.
Ce projet serait, pour la direction, moins couteux que la fermeture du site, chiffrée à 55 milions d'euro, et serait par la même occasion bien moins couteux que le projet présenté par la CGT.
Maintenant, il ne reste plus qu'une chose à faire: attendre les réactions de la direction. En effet, la balle est désormais de la camps de M Mittal. De deux chose l'une, soit la fermeture du site s'inscrit effectivement dans un projet industriel dont les tenants et aboutissements nous sont encore obscurs et dans ce cas, la décision de M Mittal est certainement irrévocable, soit le projet de la direction n'était qu'une réaction aux résultats de ce site et nous avons alors l'espoir qu'elle revienne sur sa décision.
Dans le premier cas, cela prouverait bien que nous sommes dans le domaine de la haute finance et que les emplois de Gandrange sont sacrifiés au profit des actionnaires et de la famille Mittal dont le chef s'est hissé cette année au quatrième rang des plus grosses fortunes mondiale. Ceci ne serait rien moins qu'insupportable car les déficits d'ArcelorMittal Gandrange ne sont que la conséquence des erreures managériales des directions successives et du manque d'investissement. Pour reprendre un mot de Bernard Thibault, qui était dans les murs du site ce matin :"de plus en plus de financier veulent faire du bénéfice sans consentire d'investissement dans les outils de production mais cela ne peut pas ce concevoir".
Effectivement, cela est inconcevable car pour qu'une entreprise fonctionne et soit rentable, il lui faut du "carburant" c'est à dire qu'il faut lui fournire l'énergie nécéssaire à son maintient à niveau et à son évolution et cela ne peut pas se faire gratuitement.
Il faut, aujourd'hui encore plus qu'avant, montrer à la direction notre attachement au site de Gandrange et rester mobilisé dans cette période, un peu étrange, d'attente. Et surtout, au dela des cissions des syndicats, il faut que les travailleurs de Gandrange se montrent unis pour la survie de leur usine.
Posté le 10.03.2008 par redaction
L’actualité de Gandrange n’est pas en berne en ce moment, la semaine dernière a vue une annonce par jour…
Tout d’abord, une rumeur de délocalisation de la production de Gandrange en destination de la Pologne, une belle info relayée par l’AFP en provenance de sources syndicales suivi d’un beau démenti. Ensuite, l’annonce d’un contre projet « indépendant » en provenance de la CGT. Enfin, l’annonce qu’un financier, Romain Zaleski, serait intéressait par le site de Gandrange.
Jouons au jeu des avantages / inconvénients.
AVANTAGES :
-on parle de nous, donc nous restons dans la mémoire du « public »
-…
INCONVENIENTS :
-a faire des annonces démenties dans la foulé on se demande qui perd de la crédibilité, la direction ou les syndicats ?
-a proposer un contre projet à une quinzaine de jour de celui étudié officiellement par le CE, la CGT décrédibilise le mouvement en marche pour tenter de sauvegarder notre site, nos emplois.
-a faire cette proposition juste avant la démission de M Zaleski, nous finnirions presque par croire que la CGT était au courant et a négocier avec cet éventuel repreneur…
Bien sur, qu’il serait bien mieux que les emplois demeurent à Gandrange mais pas à n’importe quel prix. Proposer un contre projet c’est bien car cela montre que des possibilités peuvent exister pour pérenniser notre site mais dans le même temps, il serait bon que ce projet soit un minimum réaliste, tabler sur un EBITDA de 14% alors que depuis des années, il n’est plus à deux chiffres chez nous est une belle utopie mais comme toutes les utopies n’est guère réaliste et je ne reprendrais pas ici toutes les incohérences dont est garni ce contre projet.
Lancer une rumeur de délocalisation avant de présenter son projet est une bonne idée médiatique car elle permet de préparer l’opinion qui a peur de la fuite des industries et des emplois vers l’étranger mais en même temps, il vaut mieux que cette rumeur trouve quelques fondements car, pour la peine, même nos collègues Polonais et leurs syndicats ont bien rigolé quand ils ont entendu ceci…
Enfin, favoriser la reprise du site par un financier est loin d’être la meilleur solution pour la préservation de nos emplois à long ,voir plutôt à moyen terme car n’importe quel financier qui se décide à reprendre une usine attend des bénéfices et s’il n’en obtient pas : « au revoir et merci d’être venu… » et en dehors d’un groupe comme ArcelorMittal quelles seront les opportunités de reclassement ? Malheureusement, c’est aussi cet aspect qu’il nous faut étudier avec le plus grand soin car, en cas de reprise et sans amélioration de nos résultats, nous recommencerons ce combat dans deux ou trois ans tout au plus mais, comme je viens de le dire, nous n’auront plus les opportunités de reclassement qui peuvent nous être proposé dans le groupe ArcelorMittal.
Les seules solutions de poursuite de l’activité sur le site de Gandrange doivent être trouvées au sein du groupe ArcelorMittal d’autant que dans le contexte de l’acier actuel, une usine isolée n’a pas beaucoup de chance de pouvoir peser sur le marché.
Posté le 09.02.2008 par redaction
D'abord, un grand merci à tous d'être venu défendre vos emplois, nos emplois en cette belle après midi ensoleillée.
Cette action est une réussite par la présence de chacun et chacune, la présence des élus, la présence des riverains, la présence des médias qui sont notre relais, notre arme pour nous faire entendre au dela des clotures de notre usine.
Un grand merci aux anciens qui sont venu nombreux nous apporter leur soutient et nous montrer à quel point ils sont encore attachés à cette usine et à nos emplois. Bien entendu les allusion faites au fait que nous n'allons pas laisser les anciens nous diriger ne leurs étaient pas destinées mais elles visaient bien d'ancien dirigeant qui manoeuvre plus par soucis de ce remettre en selle que pour vraiment prendre notre défense.
Bien entendu, nous avons et nous aurons besoin de tous les soutients dans cette lutte mais en aucun cas il ne faut que ces soutients aillent en contre sens de ce qui serait le mieux pour notre avenir et en aucun cas il ne faut que nous marchions en ordre dispersé. Plus que jamais nous devons montrer un seul et unique front à notre direction et ne pas nous laisser charmer par le chant mélodieu de sirène utopique.
Pour Gandrange nous devons nous battre unis comme un seul homme.
Posté le 05.02.2008 par redaction
De la parole aux actes il y a un pas qui n’ai pas si facile que ça à franchir. Certes, la visite de Nicolas Sarkozy nous a fait du bien car selon montre, pour un instant, l’intérêt que les politiques nous portent mais les promesses que le Président de la République a formulé, ne sont pas encore tenue. Je m’explique :
-avant qu’un état ne puisse investire dans une entreprise privée, il faut l’accord de l’Europe or, les règles européennes interdisent ce genre d’investissement au nom de la libre concurrence des entreprises. De plus, le traité de Lisbonne renforcera ces règles. Vous savez ce qu’est le traité de Lisbonne ? C’est ce fameux « traité simplifié » que Nicolas Sarkozy fait passer par voie parlementaire, plutôt que par référendum, et qui, en 2005, s’appelait un projet de constitution européenne pour lequel les français avaient voté NON.
-par quel Miracle, l’état trouvera t’il l’argent nécessaire pour investire dans notre usine alors que Nicolas Sarkozy nous répète depuis déjà quelques temps que les caisses sont vide ?
-un dernier point, tout a fait subjectif : comment faut il interpréter se changement d’idéologie de notre Président de la République qui était, il n’y a pas si longtemps, un chantre du libéralisme et qui soudainement prône un interventionnisme digne de Colbert ou des grandes années du Socialisme. Surtout, nous devons garder en mémoire que M Sarkozy avait promis la fin des quotas de pêche à nos marins pécheurs mais qu’il est revenu sur cette promesse depuis.
Enfin, Nicolas Sarkozy a parlé hier d’une éventuelle poursuite des activités avec un repreneur, il faut étudier toutes les solutions mais avant de se réjouir d’une alternative, il faut prendre en considération toutes les conséquences et par mis celles ci, il faut considérer les opportunités de reclassement. Sans « tuer » dès aujourd’hui notre usine, si un futur repreneur décide de fermer le site dans deux, trois ou même dix ans, qu’elles seront nos chances de reclassement et seront elles aussi acceptable que celle qui pourraient nous être proposé maintenant. Le groupe ArcelorMittal possède d’assez nombreux sites de production dans un périmètre assez restreint et nous pouvons espérer un reclassement qui ne nous contraigne pas à nous « délocaliser » ne serait ce que dans une autre région de France, ceci est loin d’être une certitude avec un autre repreneur.
Il en découle que Gandrange doit vivre mais que Gandrange doit vivre au sein d’ArcelorMittal pour que nous ayons un maximum de garantie pour nos avenirs et si la décision de M Mittal de se séparer de Gandrange s’avère irrévocable, alors peut être sera t’il préférable de partir de notre usine pour intégrer un autre site du groupe ArcelorMittal que de quitter le groupe en tournant le dos a ses opportunitées.
D’ici là, nous devons continuer à nous battre pour qu’ ArcelorMittal Gandrange vive au sein du groupe ArcelorMittal.
Rendez vous le Samedi 9 Février pour une grande journée d’action populaire