Si le corps à longtemps était considéré comme le lieux du péché, voire l’incarnation du diable il est aujourd’hui le véhicule de notre identité, de notre moi. On ne le flagelle plus pour en extirper le mal, on ne le considère plus comme n’étant que l’enveloppe de l’âme mais le corps est devenus l’être, notre être. La séparation de l’esprit (de l’âme) et du corps n’est plus formelle mais tend à disparaître. L’homme n’est plus un esprit empêtré dans un corps organique mais un tout dont la réalité physique à pris le pas sur la réalité psychique d’ailleurs si nous soignons le psychique (le mentale) c’est, aujourd’hui pour que le corps se porte bien.
Cet état de fait nous est démontré partout, sur les panneaux publicitaires, dans les magazines, au cinéma, dans la musique, dans la floraison omniprésente des salles de sport, des institut de beauté, dans les centres de relaxation. L’humanité est passé, en l’espace de quelques décennies, de l’état de corps donné à celui du corps fabriqué. Le corps imparfait est devenu une honte que la société, implicitement, montre du doigt. Combien de chanteuse montre par leur chorégraphie les mouvements effectués pour obtenir leur corps parfait ? La reconnaissance du corps est une méritocratie et chacun se doit de faire le nécessaire pour que son corps soit le plus harmonieux possible pour avoir une véritable reconnaissance sociale. La chirurgie esthétique, les séances de sport, le maquillage et les soins que chacun a chez soit sont autant de moyens mis à la disposition de tous pour faire de son corps un temple dédié à la perfection.
Le mal, une fois extirpé du corps, c’est trouvé une nouvelle forme que chacun combat chez soit. Le mal n’est plus dans le corps ; il n’est plus le corps en tant que tel, le mal est le corps disgracieux. Les cannons de beautés ont, certes, toujours existé et beaucoup évoluer au cours de l’histoire de l’humanité et on retrouve des preuves archéologiques de l’existence de crème, de soins dans de nombreuses civilisations disparues mais jamais le culte du corps n’a été aussi présent qu’aujourd’hui.
Vouloir faire de son corps un objet parfait c’est vouloir tendre vers la perfection divine ( car la perfection n’est qu’une notion de la divinité : ce qui est complètement achevé, à quoi on ne peut rien ajouter). Si Dieu à fait l’homme à son image (cette phrase de la bible s’entend dans le sens spirituel) l’Homme veut se faire, maintenant, à l’image de Dieu (au sens physique si l’on veut bien accepter que Dieu soit un être physique). La recherche de la parfaite esthétique corporelle est une nouvelle forme de religion. Une religion où le corps est Dieu. Le corps de chacun se voit attribuer une possible part divine et l’Homme doit s’attacher à la faire fructifier pour que son corps retrouve sa place et sa forme divine.
Cette nouvelle religion compte son lot d’offrande, de sacrifice et de rites sacrés. Les sommes engagés en soins, chirurgie, abonnement dans des salles de sports sont les offrandes au Dieu-corps. Les actes chirurgicaux, les souffrances dans les salles de sport en sont les sacrifices et les rites sont les régimes et finalement toutes les occasions de montré et d’admirer des corps tendant à la perfections (des corps demi-dieu). La mode devenant l’outil de création des tenues d’office.
Le défaut de cette nouvelle religion est que son Dieu réclame que l’on ne s’intéresse qu’à lui et qu’il ne fixe pour seule règle morale celle de l’acception des seuls corps parfait. Nulle règle ne fixe les limites morales auxquelles se soumettre pour accéder à une autre forme de perfection : celle de l’esprit. Seul compte ce que l’on fait pour son corps quel qu’en soit le prix (moral, physique et financier).
Est – ce que cette religion du corps sert l’intérêt de l’espèce, c’est à dire est ce que la recherche du corps parfait rentre dans le recherche du partenaire procréateur parfait ? Cela fut peut être le cas un jour mais depuis fort longtemps le jeu de la séduction est détaché du besoin de perpétuer l’espèce et il ne correspond plus aujourd’hui (et ce principalement dans nos sociétés) qu’à une recherche du plaisir, plaisir du corps. Les moyens de contraception sont parmis les outils de cette nouvelle religion qui incite l’Homme à donner du plaisir à son corps après lui avoir fait endurer mille souffrance pour le rendre parfait. L’acte sexuel est la cérémonie centrale de cette religion du corps, le Noël ou la Pâques dédié au Dieu-corps.
Cette recherche de la perfection du corps à pour but ultime de détacher l’Homme de son animalité. Par la récréation artificielle de son corps l’homme trompe ses instincts naturels. Est ce qu’une poitrine féminine siliconée sera plus nourrissante pour le bébé ? Pourtant elle semble plus attirante car plus « généreuse » qu’une poitrine naturelle. Est ce qu’un male ou une femelle lifté sera un meilleur procréateur qu’un individus plus jeune mais moins parfait ?
Enfin, par tous ces actes l’Homme cherche à figer son image dans la perfection, il cherche à nier le fait que le vieillissement, la déformation de la chaire sont des preuves de la vie. Figer son corps dans la perfection c’est nier qu’il est en vie, c’est nier la vie. La religion du corps a ce coté perfide de n’avoir pour seule finalité que la mort de la notion même du corps comme siège de la vie de l’Homme. Vouloir se montrer toujours jeunes et en « formes » c’est se montrer tel une statue mortuaire, c’est faire de son propre corps le sarcophage de l’être.
Je pède 61kg pour 14 ans, mes seins sont super gros, Je me sens mal dans ma peau pourtant je ne mange presque pas, mais on dirait presque que c'est ça qui me rend encore plus grosse. Je ne voudrais pas ressembler une squelette, mais juste me sentir bien dans ma peau . Je ne suis pas sur que je sois sur le bon site mais en tous cas j'espère que vous m'aidrez à résoudre un problème qui m'envahit depuis si longtemps.
je ne suis pas bien placé pour conseiller sur ces sujets mais sache que pendant bien longtemps je ne m'acceptais pas tel que je suis mais qu'un véritable travail sur moi même m'a permis de comprendre que je ne vivais ni pour ni par le regard des autres. La seule chose qui est une importance c'est d'être soit même et en se comportant en accord avec soit même on finit progressivement par accepter nos petits défauts. Autre chose, et je te le dis sans être psy ou quoi que ce soit, il est relativement normal de ne pas être bien dans sa peau à 14 ans car ils s'opèrent de grands changements dans ton corps et ceci n'est que passagé. Enfin, et cette fois sans être nutritionniste ou docteur, il me semble que lorsque le corps est "privé" de nouriture il a tendance à emmagasiner des reserves donc à grossir... un conseil si ton poids et ton alimentation te pose des problèmes: va voir un médecin (un vrai) et parle lui en.